Elefant Paris-Dakar 95

La fin d’une époque...
vendredi 20 janvier 2006.
 

Pour l’édition de 1995 du Paris-Dakar, qui pour l’occasion sera un Granada-Dakar, c’est le retour de la libéralisation pour ce qui est de la construction des cadres, ce qui favorise le retour à la compétition de la Yamaha d’usine, qui avait déserté l’année précédente. Cagiva persiste et signe en reproposant son Elefant "Azzalin" (le "Marathon" de 94) qui s’étaient montré trés fiable et rapide en 94.

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Cagiva CHR SP
Pour sa seconde édition (une soixantaine d’exemplaires), le modèle compé-client change d’arrière et se démocratise... pour faire parler de lui !!!
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Vue arrière
La vue arrière de ce modèle SP montre bien la différence avec le premier modèle (’94) : bras oscillant long, reservoir AR monocoque, garde-boue...
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Mais un vrai changement est apparu par rapport aux premières éditions de la course qui a toujours demandé une vrai capacité d’orientation et de navigation entre les dunes. la sorte de "course d’orientation" sur deux roues, avec la volonté, l’adresse et la possibilité d’ouvrir "tendrement" les gaz typique de la pratique enduriste. Ce changement donc, qui vient directement du Paris-LeCap ’92 et s’est maintenant généralisée est le GPS (Global Positioning System). Il rend maintenant superflu le légendaire instinct de retrouver des traces de la piste au milieu du sable des dunes qui a rendu célèbres beaucoup de "dakariani" des premiers temps, Auriol, Neveu, Orioli...

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Moto d’Arcarons ’95
Seconde place en 1995 pour Jordi Arcarons face aux Yam Usine.
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Et le 17e édition du "Dakar" confirme cette direction prise de la course. Si il joue le jeu jusqu’à la fin contre Peterhansel sur Yamaha et Jordi Arcarons sur Cagiva Elefant, Orioli doit, sans les étapes de navigation qui lui sont chères, se contenter de la troisième place. Une sorte de confirmation pour l’Elefant... même si on commence à voir les prémices de celle qui sera le choix technicien des années suivantes : Meoni se classe quatrième avec une Honda monocylindre...

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Oscar Gallardo
Ce pilote emmena sa Cagiva à la seconde place du Dakar en 97.
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La disparition des grandes spéciales de pure navigation dans le désert, et l’arrivée révolutionnaire du GPS fait prévaloir d’autres types de terrains et rendent obsolète les grands enduros bicylindres en faveur des monocylindres plus agiles et légers.

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David Casteu
Derniers Elefants sur le Dakar en 2004, Mauro Maion abandonnera et David Casteu terminera 32e et passera pro.
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Trophée total du fair-play
En 2004, David Casteu, finissant 32e aura quand même offert la plus belle dernière victoire à un elefant ; celle du fair-play.
Récap’ technique : voir le modèle 94.